Activité A : Préparationd’un atelier consultatif (3/7)

4. Préparation d’exemples de pays pertinents et concrets pour susciter la formulation de questions

La composante ’données’ de la PNIN devra consulter la liste initiale des questions avant la tenue de l’atelier, afin de déterminer quelles sont les questions qui sont correctement formulées et sont susceptibles de déboucher sur des recommandations opérationnelles.

Il est important d’illustrer l’approche théorique par des exemples concrets. Les questions initiales peuvent être prises en exemple pour aboutir à la formulation recherchée (voir résultat de l’étape 1, partie 2.2). La note d’orientation sur l’analyse des données (partie 3.4) fournit également un certain nombre d’exemples.

En particulier, lors du premier cycle « questions-analyse-résultats » de la PNIN, il a été difficile pour les participants de comprendre quelles sont les questions de politique pertinentes possibles et comment formuler une bonne question. Pour lancer le processus, il est recommandé d’être aussi concret que possible et de donner des exemples aux participants à l’atelier.

Dans la plupart des cas, les questions initiales peuvent être reformulées sous la forme de sous-questions auxquelles la PNIN peut répondre. Toutefois à tous les stades de la formulation, il est important de gérer les attentes des participants et de faire preuve de transparence sur le fait que la PNIN ne pourra pas répondre à toutes les questions soulevées.

Les questions qui ne seront pas traitées par la PNIN pourraient néanmoins être recensées et portées à la connaissance d’autres organisations susceptibles d’y répondre par d’autres approches.

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Exemple de questions initiales pertinentes du point de vue des politiques publiques
Au niveau national
  • Les objectifs de réduction de la malnutrition chronique peuvent-ils être atteints dans les délais du Plan national d’action ?
  • Un projet pilote sur les interventions de changement de comportement au niveau communautaire devrait-il être étendu à d’autres districts ?
  • Quelles interventions nutritionnelles devraient être priorisées pour maximiser l’impact sur le retard de croissance ?
  • Les interventions nutritionnelles du Plan national d’action atteignent-elles la population cible pour tous les secteurs ?
  • Qu’est-ce qui peut expliquer que certaines interventions spécifiques à la nutrition ont une couverture inférieure dans certains districts par rapport à d’autres ? Dans quels districts peut-on améliorer la couverture et que faut-il changer en termes de mise en œuvre pour y parvenir ?
  • Combien de cas de retard de croissance d’enfants peuvent être évités si les objectifs nationaux doivent être atteints ? Ces objectifs peuvent-ils être atteints avec les niveaux de couverture actuels des interventions ? Ainsi, que faut-il changer en terme de mise en œuvre ?

Au niveau sous-national

  • Qu’est-ce qui explique que certains districts présentent des niveaux de malnutrition plus faibles que d’autres au cours des dernières années de mise en œuvre du Plan d’action national multisectoriel pour la nutrition ?
  • Quelle est la performance des districts en matière de retard de croissance, d’insuffisance pondérale et d’anémie chez les enfants de moins de 5 ans ?
  • Comment les dépenses / allocations budgétaires pour les interventions liées à la nutrition sont-elles réparties entre les secteurs ?
  • Comment les indicateurs de résultats clés (déterminants) varient-ils entre ces districts ? (p.e. quels sont les niveaux et les tendances d’allaitement au sein ou de diversité alimentaire ?)
  • Comment le district s’acquitte-t-il de la mise en œuvre d’interventions spécifiques à la nutrition tout au long d’un continuum de soins ? La couverture des services offerts aux femmes en âge de procréer, aux femmes enceintes, aux mères et aux nouveau-nés est-elle adéquate ?
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