Organisation institutionnelle (1/3)

La mise en place d’une PNIN est un processus collaboratif. Le temps nécessaire à la consultation et à l’établissement d’un consensus ne doit pas être sous-estimé : il est important de prévoir suffisamment de temps pour tenir des réunions, pour formuler et ajuster la description de l’approche et pour établir une vision partagée par les multiples institutions impliquées. Lorsque les processus nationaux sont participatifs et rigoureux, la configuration finale est plus susceptible de susciter l’adhésion et l’engagement de toutes les parties prenantes. Ce processus peut nécessiter une facilitation et des ressources externes.

L’idée derrière la PNIN n’est pas de créer une nouvelle organisation, mais d’intégrer les différentes fonctions de la PNIN dans les organisations existantes, tout en renforçant leur capacité à remplir ces fonctions. Tout en reconnaissant qu’il existe de nombreuses contraintes de temps et de capacités, il est recommandé que le personnel des organisations hôtes de la PNIN soit autorisé à assumer les tâches liées à la PNIN dans le cadre de son mode de travail habituel, et que le nombre de personnes embauchées sur le budget du projet soit limité (voir la cette partie/p.8).

La structure de la PNIN repose sur deux composantes : (1) une composante axée sur les politiques et (2) une composante axée sur les données. Les deux jouent un rôle clé dans la mise en œuvre du cycle opérationnel de la PNIN présenté dans l’introduction :

  • formulation de questions de politique en matière de nutrition à analyser en fonction des priorités du gouvernement ;
  • gestion et analyse des données pour répondre aux questions ;
  • communication et diffusion des résultats aux décideurs politiques.

La composante axée sur les politiques et la composante axée sur les données de la PNIN sont appuyées par un Comité consultatif multisectoriel (CCM) (partie 1.2).

De multiples organisations présentant différents atouts peuvent ainsi être impliquées dans la PNIN et des dispositifs institutionnels appropriés doivent être mis en place pour assurer une collaboration efficace et efficiente. Un choix judicieux des institutions est essentiel pour réduire les risques de concurrence ou de manque de coordination.

La formalisation des accords institutionnels adoptés pour la PNIN (par exemple dans un contrat, un mémorandum d’entente) aidera à définir clairement les rôles, les attributions et les mécanismes de responsabilité ; et en tant que tel évitera un manque de coordination et la duplication des efforts.

D’autres parties prenantes, comme les ministères sectoriels, les institutions universitaires ou les organisations internationales, incluant les réseaux SUN, apporteront un soutien aux sous-étapes du cycle opérationnel de la PNIN, afin de garantir la pertinence politique des questions, de contribuer à l’analyse de données et au développement des capacités des acteurs de la PNIN.

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